Le collectif Femmes – Mixité CGT cheminot 72 s’adresse à l’ensemble des directions du groupe SNCF de la Sarthe :
Madame, Monsieur,
A l’occasion du 28 mai, Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, la CGT cheminot de la Sarthe par la voix de son Collectif Femmes – Mixité vous interpelle pour prendre des mesures fortes afin de garantir la gratuité de ces produits essentiels et lutter contre la précarité qui frappe les femmes de plein fouet.
L’achat de serviettes, tampons, anti-douleurs s’élève entre 10 à 15 euros par mois, soit 120 à 180 euros par an (Source: Caisse d’Allocation Familiale). Une dépense qui peut être colossale lorsque le budget est limité.
En France en 2024 : 1 femme sur 3 est confrontée à la précarité menstruelle, notamment chez les jeunes. 4 millions de femmes manquent de protections périodiques selon le ministère Chargé de l’égalité. Protections et antidouleur coûtent en moyenne 7,50€ par cycle à une femme ayant des règles d’une durée et d’un flux moyens, soit près de 3 800€ au cours de la vie. S’ajoutent des dépenses supplémentaires comme les visites chez un-e gynécologue, le rachat de sous-vêtements et de linge de lit abîmés par le sang menstruel.
Ce coût avoisinerait 100 à 150€ par an, soit 10€ pour chaque période de règles. C’est une charge supplémentaire pour les femmes, et encore plus pour celles en situation de précarité. Les dépenses liées aux menstruations, qui peuvent représenter jusqu’à 5 % du budget mensuel d’une femme, minent le pouvoir d’achat, surtout avec la hausse des prix.
Bien entendu, les femmes jeunes et/ou en situation de précarité dans l’emploi (stagiaire, alternante, intérimaire, CDD, à temps partiel…) sont les plus vulnérables.
Selon l’IFOP, la proportion de femmes réglées utilisant des alternatives (pour elle-même ou leur fille) est en augmentation par rapport à la période pré-covid (+7 pts vs novembre 2020 et +6 pts vs janvier 2019). Or, l’absence de protections hygiénique entraîne des conséquences néfastes sur la confiance en soi et le quotidien des femmes comme de ne pas sortir de chez elles ou de manquer le travail en raison de ce manque.
C’est pourquoi, la CGT demande la mise disposition des protections périodiques gratuites avec des distributeurs dans les toilettes et là où ceux-ci sont installés, re-définir qui en a la charge pour éviter la confusion existante en gare du Mans. De plus la CGT demande pour les brigades et les personnels roulants, la mise à disposition de kits individuels ainsi que des WC disponibles et prévoir le temps nécessaire pour s’y rendre.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, nos respectueuses salutations.