Toujours ensemble, les cheminot.e.s de l’EIC et la CGT obtiennent des victoires significatives.
La CGT des cheminots de la Sarthe a porté la parole des Agents Circulation et nous avons obtenu :
Des améliorations du projet de bâtiment du PGRA du Mans avec l’ajout de fenêtres ouvrables dans la future salle d’exploitation, des lavabos individuels dans chaque toilette femme, un accès PMR/PSH, des salles de repos supplémentaires ;
L’arrêt du projet d’ouverture du Poste 8 par l’ACT. La CGT a rappelé que nous avions contesté le choix historique de la direction SNCF de diminuer les effectifs du Triage et les déficiences dans l’entretien du réseau du Triage qui pénalisent les conditions de travail et de trafic ferroviaire ;
Le passage du calcul de réserve du niveau de l’UO au niveau des équipes qui permettra une analyse plus fine des besoins de remplacement et aboutir aux embauches nécessaires ;
Passage de tous les titulaires du CTRC validé lors du jury intermédiaire 2025 à la classe 5 avant le jury final ;
La modification des horaires de matinée à 5h20 pour les agents du PRCI. Pour rappel, la médecine du travail préconise des prises de service de matinée à 6h00. Chaque minute gagnée est profitable pour la santé.
En grève le 10 juin : pour l’emploi et les conditions de travail
Sur la Sarthe comme sur tous Les Pays de la Loire, de nombreuses équipes sont en souffrance. Les CPS sont contraintes d’imposer des séries de 6, des repos secs et de solliciter les agents en roulement pour décaler des repos ou encore les encadrant.e.s.
Pour améliorer les appels à la réserve et l’équilibre vie pro / vie perso, il est nécessaire d’améliorer les organisations en passant Château-du-Loir et Laval en roulement à 5 lignes. La CGT revendique également des règles de commande plus humaine avec l’arrêt dans une même GPT des séries de 6, des nuits isolées et des enchaînement nuit-matinée (également sur 2 GPT consécutives).
Si nous rappelons la nocivité du travail posté (voir https://www.inrs.fr/actualites/travail-de-nuit.html),la CGT apporte des solutions pour en limiter les impacts sur la santé à commencer par une durée hebdomadaire du travail à 32 heures sans perte de salaire. Passer à des périodes de service de 6h améliorerait la santé des cheminot.e.s, leur repos et in fine la sécurité ferroviaire.
La CGT revendique donc des embauches en nombre suffisant pour dans un premier temps, combler les lignes de roulement et de réserve vide mais aussi permettre à celles et ceux qui le souhaitent, d’accéder à leur mobilité choisie. Dans un second temps, les embauches doivent permettre d’améliorer les conditions de travail par une augmentation des temps de formation, de veille réglementaire et de repos.
En grève le 10 juin pour les salaires et les déroulements de carrière
Nos salaires stagnent face à une augmentation des prix de la consommation et notamment des carburants. Nos savoirs et expériences professionnelles sont nettement sous-rémunérés et les augmentations définies par la direction SNCF en 2026 sont encore une insulte aux cheminot.e.s.
Parallèlement, la perfide fermeture du Statut au 1er janvier 2020 entraîne une concurrence néfaste entre les statutaires et les CDI. D’un côté, les statutaires se plaignent de leur faible rémunération vis-a-vis de nouvelles et nouveaux embauché.e.s. Ces dernier.e.s bénéficient de mesure d’aide à l’embauche pour « suivre les courbes du marché de l’emploi » afin de réussir les recrutements. De l’autre côté, les agents en CDI se voient flouer lors des négociations pour des montées en classe. A chaque renégociation, il leur est opposé « un bon salaire à l’embauche », ou le cumul des augmentations (classe et ancienneté) qui serait trop favorable ou enfin la nécessité de rester dans la « fourchette des salaires » de l’établissement. A chaque fois, ces négociations se font dans le secret et nuisent à l’agent.
Au final, si des agents en CDI peuvent avoir un salaire d’embauche supérieur à ce qu’ont connu des statutaires, la limite de 6% d’augmentation des salaires pour un passage en classe est moitié moindre que ce que connaît un agent au Statut dans son avancement de carrière.
Pour y remédier, la CGT défend une grille de salaire unique associé à un NOUVEAU STATUT DU TRAVAIL CHEMINOT pour toutes et tous les travailleur.euse.s du rail (voir https://www.cheminotcgt.fr/wp-content/uploads/2025/03/NSTC_Grille_de_salaires.pdf).
La CGT invite tou.te.s les cheminot.e.s à se mettre en grève le 10 juin en répondant à l’appel unitaire des 4 organisations syndicales afin de répondre aux besoins urgents. Qu’ils soient locaux ou nationaux, ces besoins répondent aux mêmes logiques.
En savoir plus sur l’appel à la grève : https://cgtcheminot72.fr/actualites/tous-cheminot-e-s/10-juin-appel-a-la-greve/