Droit de grève à la SNCF : Victoire historique des cheminots devant les Prud’hommes !
Saisie par le syndicat CGT des Cheminot·e·s de la Sarthe, la justice prud’hommale condamne fermement la direction de la SNCF pour entrave caractérisée au droit de grève et rétablit les cheminots dans leurs droits avec l’annulation des sanctions.
C’est un signal fort envoyé à la direction du groupe ferroviaire. Le Conseil des Prud’hommes du Mans vient de donner raison à 25 cheminot·e·s de la SNCF, qui contestaient la réutilisation abusive (imposition d’une journée complète de travail) après l’exercice d’une heure de grève lors des mouvements sociaux de septembre 2024.
Dans sa décision rendue ce 3 juin 2026, le tribunal a rappelé avec force le caractère constitutionnel et inaliénable du droit de grève. La SNCF est condamnée à verser un rappel de salaire ainsi que 200 € de dommages et intérêts à chaque salarié.e.s au titre du préjudice subi + la suppréssion de toutes les sanctions.
Une stratégie managériale d’intimidation et de harcèlement moral lourdement sanctionnée
Depuis plusieurs mois, la direction de la SNCF tente par tous les moyens de restreindre l’exercice du droit de grève en coulisses, en usant de pressions managériales agressives et de sanctions financières indues. Cette décision de justice démontre de manière flagrante l’illégalité de ces méthodes de « cassage » des mouvements sociaux.
Le Conseil de Prud’hommes a notamment validé nos arguments en confirmant que la modulation des retenues sur salaire et les réutilisations d’office après-grève étaient discriminatoires et violaient la réglementation RH.
« C’est une immense victoire pour l’ensemble des cheminots, mais aussi pour tous les salariés de ce pays. La direction de la SNCF pensait pouvoir contourner le Code du travail en toute impunité pour étouffer la contestation sociale. Les Prud’hommes viennent de leur rappeler fermement les règles qu'ils nous imposent : le droit de grève ne se négocie pas, ne se rogne pas, et ne doit pas être sujet à intimidation. »
Julien Palleja, Secrétaire général du syndicat.
Vers un rétablissement strict des droits des salarié.e.s : la CGT exige !
Le syndicat CGT des Cheminots de la Sarthe exige désormais :
L’exécution immédiate et intégrale de ce jugement pour les 25 cheminot.e.s concerné.e.s.
L’arrêt sans condition de ces pratiques abusives et illégales sur l’ensemble du territoire national.
Le respect strict des droits syndicaux et de l’exercice du droit de grève.
Le syndicat reste extrêmement vigilant et continuera de porter l’affaire devant les tribunaux ou les cours d’appel si la direction persistait dans sa politique d’entrave, alors même que le climat social reste particulièrement tendu dans l’entreprise.
LE DROIT DE GRÈVE EST UN DROIT CONSTITUTIONNEL.
L’ACTION SYNDICALE PAIE !
RENFORÇONS LA CGT !