Retour sur la réunion protocole congés du 9 février 2026.
La direction a souhaité nous rencontrer pour faire un point sur la mise en place du nouveau protocole congés. En effet, après un premier bilan de l’ancien protocole congés (protocole des impliqués), la direction nous a enfin écoutés ! Ou presque…
Après seulement trois réunions avec la direction, elle décide de lancer son nouveau protocole fondé sur les bases du travail effectué par la CGT en 2022.
Cependant, des changements ont été faits après les trois réunions de travails, ce qui a généré plusieurs problématiques majeures qui, grâce aux retours des agents, ont été portées par la CGT, le 9 février 2026.
Manque de périodes Noël et Nouvel An !
1. Contexte de l’intervention
À la suite d’une analyse comparative approfondie entre l’ancien protocole et la nouvelle proposition de la direction concernant les périodes de fin d’année (Noël et Nouvel An), une anomalie majeure a été identifiée.
L’étude a révélé une carence de 11 semaines de congés par rapport aux droits acquis précédemment. Cette « supercherie » ou erreur de calcul, une fois mise en lumière lors des derniers débats, a mis la direction face à ses responsabilités.
2. Résultat des négociations
Après des échanges nourris et la présentation de nos calculs précis, la direction a officiellement reconnu l’omission. Nous avons obtenu :
Le rétablissement intégral des 11 semaines manquantes.
L’engagement de la direction à réintégrer ces volumes dans le nouveau protocole.
3. Prochaines étapes : répartition par collèges
La victoire sur le volume global étant acquise, l’enjeu est désormais la répartition équitable de ces 11 semaines entre les différents collèges du protocole.
Protocole sur l'année glissante 2026 et 2027 : C'est Non !
Contexte
Suite aux nombreux retours du terrain, il apparaît que le protocole actuel de gestion des congés sur deux années glissantes soulève des difficultés organisationnelles et personnelles majeures.
1. Problématiques identifiées
A. Difficulté de projection à long terme
Nous sommes actuellement en janvier 2026, et le système impose déjà de se projeter sur l’année 2027.
Incertitude personnelle : il est extrêmement complexe pour un salarié d’anticiper ses besoins familiaux, ses projets ou ses impératifs personnels plus de 18 mois à l’avance.
B. Contrainte excessive sur la flexibilité
La règle actuelle contraignant les salariés à ne pouvoir poser qu’une seule semaine, soit en 2026, soit en 2027, est perçue comme une rigidité injustifiée.
Cette mesure limite drastiquement le droit au repos et à la déconnexion sur l’année civile en cours.
Elle crée un sentiment de frustration, car elle oblige à choisir entre un repos immédiat nécessaire et une sécurité hypothétique pour l’année suivante.
2. Résultats des négociations : le protocole annuel
Afin de restaurer un équilibre entre impératifs de service et vie privée, nous préconisons l’abandon du système glissant au profit d’une gestion par année civile :
Séquençage annuel : chaque année est traitée indépendamment pour éviter la confusion des compteurs.
Calendrier de pose : organiser deux tours de pose uniques et spécifiques en octobre ou novembre pour l’année suivante uniquement (ex. : octobre 2026 pour les congés de 2027).
Droit à la déconnection !
Contexte
Le droit à la déconnexion et le respect de la vie privée passent d’abord par une gestion humaine et moderne de nos congés. Lors des dernières négociations, la CGT a porté des solutions concrètes pour en finir avec l’angoisse des « tours de pose ».
Nos propositions pour des vacances sereines
Face à un système archaïque qui nous oblige à attendre des heures pour poser nos dates, nous exigeons :
- Une application dédiée aux tours de pose : marre de passer une partie de la journée à attendre au téléphone que son tour arrive ? Nous proposons l’utilisation d’un outil numérique simple permettant de suivre l’avancée du tour de rôle en temps réel et de valider ses dates sans stress.
Des durées de pose plus longues : pour que chaque salarié ait le temps de consulter ses proches et de s’organiser sans la pression d’un appel téléphonique expéditif.
L’argument du calendrier : le calcul de la direction
La direction ne ferme pas la porte à ces outils, mais elle utilise le temps comme une barrière. Voici leur argumentaire pour justifier la lenteur du processus :
Structure : 8 groupes de salariés.
Délai de choix : 3 jours de « pose » accordés par groupe pour se décider.
Conséquence : cela crée un décalage de près de 5 semaines (pour le 1ᵉʳ tour) entre le premier et le dernier groupe et une nouvelle fois de 5 semaines pour le 2ᵉ tour.
L’avis de la CGT : Cet argument mathématique ne doit pas justifier le maintien d’un système stressant. Au contraire, l’application que nous proposons permettrait de fluidifier ces 5 semaines d’attente et de rendre le processus transparent pour tous, du premier au dernier groupe !
Cette rectification démontre l’importance d’une vigilance constante lors de la révision des accords d’entreprise.
Nous restons mobilisés pour que le résultat de ces négociations se réalise dans la plus grande transparence et au bénéfice de tous les collègues.